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Jeudi 26 avril 2007

Nicolas Sarkozy dessine les contours de sa future majorité

Le candidat de l’UMP veut ouvrir sa majorité au centre et à la gauche. Et pose ses conditions aux parlementaires de l’UDF qui le rallieraient avant le second tour.

 
«Dans la majorité présidentielle, il y aura un pôle UMP et une place pour un autre issu du centre». Dans une interview au Monde, Nicolas précise mercredi les contours d’une majorité présidentielle. Il veut permettre à cette sensibilité centriste «de porter avec l’identité qui est la sienne les valeurs auxquelles il tient» : Europe, «ouverture sociale» et «république exemplaire».
 
A ces «deux pôles», Nicolas Sarkozy en ajoute même un troisième, ouvert à la gauche. «Je ne demanderai pas» aux députés intéressés de «renier leur engagement», explique-t-il, mais de se reconnaître «dans la nécessité de faire bouger la France sur un contrat de gouvernement de cinq ans». Quant à la taille de ces pôles, Nicolas Sarkozy est prêt à «en parler», mais «au lendemain de l’élection présidentielle».
 
Un «statut de l’opposition»
 
Tout en se défendant de vouloir entrer dans la «négociation partisane», le candidat pose ses conditions aux parlementaires centristes : «tout élu UDF qui soutiendra ma candidature avant le 6 mai, sera dans la majorité présidentielle et recevra l’investiture de cette majorité» lors des législatives. Un appel qui concerne aussi «ceux qui viendront de la gauche». Et qui sert d’avertissement à François Bayrou, dont les députés risquent de payer le choix d’indépendance.
 
Opposé à l’introduction d’une dose de proportionnelle pour les législatives comme l’avait proposé son bras droit Brice Hortefeux, Nicolas Sarkozy se dit en revanche prêt à le faire «en ce qui concerne le Sénat». Il n’hésite pas à reprendre les propositions de Ségolène Royal sur un «statut de l’opposition» parlementaire, à qui pourrait revenir la présidence de la commission des Finances
Par Arnaud - Publié dans : Vie politique
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