Royal se fait piéger sur la Corse
Répondant à un imitateur, la candidate a déclaré en riant, que les français "ne seraient pas contre" l'indépendance de la Corse.
Mercredi soir, à Domérat dans l'Allier, après s'être fait pieger, Ségolène Royal s'excuse de son retard auprès des militants. "Je viens 'davoir au téléphone le premier ministre du Québec" explique t-elle, en faites au téléphone ce n'était pas Jean Charest, mais l'imitateur Gérald Dahan, coutumier du canular téléphonique.
L'affaire aurait pu en rester là si Dahan n'avait pas diffusé hier sur RTL, le contenu de la conversation. On l'y entend expliquer à Royal, avec l'accent québecois que ce qu'elle a fait en parlant de la souveraineté du Québec, "c'est comme si nous on disait, il faut que la Corse soit indépendante". "Les français ne seraient pas contre d'ailleurs" lui répond Royal, d'un ton désinvolte, avant d'ajouter "ne répetez pas ça! Ca va encore faire un incident, ce coup là en France. C'est secret!" en terminant en éclat de rire.
La gauche n'a pas manqué de dénoncer la méthode. "Provocation d'un humoriste qui ne fait pas de mystère de sa proximité avec Nicolas Sarkozy" a tranché le député PRG de Haute-Corse, Emile Zuccarelli.
Lors d'un voyage en Corse, en juillet 2006, Royal avait déjà surpris en souhaitant ne parler "ni de la violence, ni des incendies" avant de convenir que "les violences sont intolérables, d'ou qu'elles viennent" et que "l'ordre républicain doit s'imposer partout".

Prochaine article à venir: Le combat UMP contre PS.
Personne d'autre ne réagit, la discretion: un fruit de la victoire?
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