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Samedi 12 janvier 2008
Voici, le discours du dimanche 18 février 2006, ca date mais un nouveau sera bientôt disponible!!!

Discours du dimanche 18 février 2006
 
  
Je vous remercie d’être venu dimanche soir. Pour information aux absents, membres ou non membres du bureau, cette première réunion nous a permis de mieux nous connaître, de mettre au clair quelques unes de nos idéologies et de décider d’un nom de groupe.
Nous avons donc choisi comme nom de groupe « Ta volonté », c’était notre volonté ! Ce nom reflète notre désir d’ouverture sur le monde. De plus, le tutoiement permet d’exprimer notre proximité avec la nation française ; nous nous tournons vers elle et nous sommes au service de notre pays.
 
 Voici, ce que je voulais vous dire dimanche, à quelques précisions près:
 
« Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression ». Article 2 de la constitution de la 5ème République 

 

 
 
 « L’exercice du pouvoir politique doit se baser sur l’esprit de service, qui joint à la compétence et à l’efficacité nécessaires, est indispensable pour rendre « transparente » et « propre » l’activité des hommes politiques, comme du reste le peuple l’exige justement. Cela requiert la lutte ouverte et la victoire contre certaines tentations, comme le recours à des manœuvres déloyales, au mensonge, le détournement des fonds publics au profit de quelques-uns ou à des fins de « clientélisme », l’usage de procédés équivoques et illicites pour conquérir, maintenir et élargir le pouvoir à tout prix. » Jean-Paul II, CFL 42
Notre but n’est pas d’avoir du pouvoir, mais simplement de faire valoir nos convictions et nos valeurs. Mais le pouvoir reste un outil essentiel à cela. Une fois l’outil acquis, nous ne devons pas seulement nous contenter d’admirer cet outil, nous devons nous en servir pour l’utilité publique.
Le groupe n’imposera jamais d’idées directives, c’est un parti libre où chacun est au même niveau. Le bureau doit pouvoir être flexible et chacun aura des droits et des devoirs.
 Jean, je pense que tu n’as pas toujours la même vision des choses que Geoffroy. C’est pourquoi j’aurais une question pour toi. L’Homme est un être raisonnable. Mais les Hommes le sont-ils vraiment ?
 
« Chacun a le devoir de travailler » article 5 du préambule de la constitution de la 5ème République.
Nous véhiculons chacun des valeurs différentes. Pour ma part, les valeurs principales que je mettrais en avant  reposent  essentiellement sur les notions de famille, religion,  liberté, travail et bien sûr l’Europe.
 
« Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l’obéissance, il assure l’ordre, par la résistance, il assure la liberté » Alain.
 
 
Soyez sage comme Salomon, si vous ne l’êtes pas, devenez-le ! Soyez rationnel et honnête.
 
  
Arnaud
Conseiller général de Ta Volonté

 Il est essentiel, pour notre groupe de respecter ces engagements. Je pense que la propriété et la sûreté sont heureusement des faits plus ou moins acquis, mais, la liberté et la résistance à l’oppression sont plus problématiques. La liberté, comme nous en avons largement débattu hier, ne s’exerce pas si facilement qu’on pourrait le penser car ce qui est bon pour pour les uns ne l’est pas forcément pour les autres. Mais vous connaissant, je me doute que la liberté de chacun pourra être respectée.  
 

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Samedi 5 mai 2007

Ségolène Royal de A à Z

 

l’origine : Marie-Ségolène est née à Dakar, il y a 53 ans, de Jacques Royal, militaire en garnison, et Hélène Delahaye, mère au foyer. Une famille fort classique, d’origine lorraine, qui compte quelques ancêtres décapants. Du côté des Royal, c’est la tradition militaire qui prime. Elle est dominée par la figure héroïque de Joseph Royal dans les guerres napoléoniennes. Ou par celle du colonel Florian Royal, qui partit au feu en 1914 comme simple soldat à 70 ans ! Le grand-père de Ségolène, général et polytechnicien, fut, lui, arrêté par les Allemands. Du côté de la mère, Hélène Delahaye, issue de la bourgeoisie nancéenne, on tombe sur le « roi de la chaussette » à Tomblaine, Joseph-Emile Delahaye. Cet industriel enrichi, arrière-grand-père de Ségolène, se distingua par son engagement militant auprès des plus pauvres. Tradition et combativité d’une part, engagement social de l’autre : la petite Marie-Ségolène a de qui tenir. Avec même un mystérieux fait divers : en 1614, à la suite d’une vaudevillesque affaire de retard à la messe, un de ses ascendants se fait assassiner par son abbé, décidément très intransigeant.  

Autorité : « C’est une femme entière : elle n’a aucun état d’âme sur l’exercice de son autorité », en dit une proche. Ses adversaires, eux, parlent d’autocratie, de froideur et de distance. Au conseil régional de Poitou-Charentes, les têtes sont tombées avec une rare brutalité.  

Baby Lang : c’est le petit nom dont elle hérite en 1992 pour son sens de la com ! Alors que pour la première fois, une ministre accouche dans l’exercice de ses fonctions, elle n’hésite pas à convoquer la presse et les télés dans la maternité. L’affaire est d’autant plus savoureuse que la jeune femme avait soigneusement caché à Pierre Bérégovoy, lorsqu’il composait son gouvernement, qu’elle était enceinte...  

Chabichou : jamais produit régional au nom pittoresque, évoquant irrésistiblement quelques gags des Bronzés, n’a fait autant pour la carrière d’un homme ou d’une femme politique. Et inversement. En 1988, parachutée dans les Deux- Sèvres à la veille de la clôture des candidatures, Ségolène Royal sait qu’elle n’a aucune chance de l’emporter si elle ne se trouve pas un combat local. Ce sera le fromage de chèvre du Poitou. Dans une campagne vigoureuse, elle explique aux paysans médusés qu’elle va généraliser des cours d’anglais pour qu’ils puissent exporter ledit fromage. Avec 50,57 % des voix, la fondatrice des « Amis du Chabichou » emporte la mise. Elle a été réélue trois fois en 1993, 1997 et 2002.  

Chansons préférées : Rain & Tears (Aphrodite’s Child), L’Eté indien (Joe Dassin), This Melody (Julien Clerc). 

Charmes : meilleure élève du collège de Charmes, Ségolène Royal a depuis quelque temps compris qu’un bon candidat devait jouer des siens. Pendant longtemps coquette mais plutôt mal fagotée, Ségo a attaqué le parcours présidentiel avec un look renouvelé. Ses marques favorites : Paule Ka, Zara, Gérard Darel, parfois Armani. Jacques Dessange s’occupe de la coiffure. Les tenues blanches sont inspirées de sa cousine politique chilienne, Michelle Bachelet. Le sourire permanent, refait par chirurgie (orthodontie linguale, chirurgie de la mâchoire du bas avec pose de facettes), capte les regards et les objectifs. « Notre travail est soigneusement encadré, raconte ce photographe, interdiction de la prendre en sortant d’un véhicule, lorsqu’elle est dans l’intimité, à l’entrée d’un meeting, de zoomer sur ses jambes, etc. Il y a un souci permanent de l’image. » 

Copines : c’est le cercle des amies proches. La publicitaire Natalie Rastoin, Sophie Bouchet-Petersen, Brigitte Taittinger... Elles sont unanimes : aux dîners mondains, la candidate préfère les dîners impromptus, les surgelés préparés en hâte et dans les rires. Mais, hors du petit cercle, pas de familiarité. Elle ne claque pas la bise et tutoie difficilement. 

Culot : en 1988, se cherchant une implantation locale d’élue, elle n’hésite pas à aborder Mitterrand, le dernier jour du dépôt des candidatures pour les législatives, pour lui demander un parachutage. Elle emportera ainsi in extremis une circonscription dans les Deux-Sèvres. Dans Ségo, il y a aussi ego ! En 2001, elle annonce un accord sur l’emploi des handicapés que Michel Sapin avait lui-même négocié. Avec Claude Allègre, elle arrive aux conférences de presse avec dix minutes de retard, pour capter l’attention des caméras. En mars 2000, ne trouvant pas de locaux pour son ministère de la Famille, elle squatte ceux du ministre de la Santé qui doit en appeler à l’arbitrage de Matignon pour la déloger. Elle est spécialiste des annonces médiatiques sans prévenir personne : ainsi en sera-t-il de la distribution de la pilule du lendemain dans les lycées ou de la réforme du droit d’accès aux origines des personnes nées sous X. Elisabeth Guigou, son ministre de tutelle de l’époque, s’en étrangle encore... 

ENA : armée d’une licence d’économie à la faculté de Nancy et de Sciences-Po, Ségolène Royal entre dans la prestigieuse Ecole nationale d’administration, à son deuxième essai, en 1978. Dans cette promotion « Voltaire », qu’elle tenta sans succès de faire baptiser « Louise Michel », elle a pour camarades de promo Dominique de Villepin, Michel Sapin, mais aussi son compagnon François Hollande, patron de l’Unef et que l’on surnommait, déjà, « le chef ».  

Enfants : Thomas, l’aîné, fait des études de droit, Clémence est étudiante en médecine, Julien s’est inscrit dans une école de cinéma, Flora est au lycée. « Une des particularités de Ségolène est de n’avoir jamais négligé sa progéniture malgré son rythme délirant », raconte un proche. Ministre, elle revient à la maison pour suivre les devoirs ou assister au dîner avec François Hollande, et repart ensuite travailler. 

Féminisme : « J’ai été féministe avant d’être socialiste », racontet- elle. A l’ENA, son engagement a laissé des souvenirs mitigés : elle militait pour que les garçons suivent des cours de couture et que les filles puissent faire leur service militaire.  

Film récent préféré : Little Miss Sunshine.  

Fratrie : Famille, je vous aime, a écrit récemment Luc Ferry. Oui, mais connaissait-il la famille Royal ? Gérard, l’aîné, officier de la DGSE, aurait été l’homme au bonnet rouge, le troisième agent impliqué dans l’affaire du Rainbow Warrior en 1985, a dénoncé son frère Antoine, lui-même mis en examen pour escroquerie et abus de biens sociaux. Paul, ancien villiériste désormais rangé du côté de sa soeur, a bataillé contre elle lors de l’élection municipale de Niort. Pierre Royal, son cousin germain, a subi dix mois de préventive pour une infraction dont il a été blanchi. Anne-Christine, une autre cousine germaine, a été candidate du FN aux élections cantonales de Bordeaux en 1999.  

Insoumission : « Je suis la candidate de l’insoumission. »  

Jeanne d’Arc : Tant pis pour Le Pen, c’est son héroïne ! Elle lui a écrit un étrange poème, cité par le journaliste Daniel Bernard *. « Jeanne, tu as commis dans un monde confisqué par les hommes un triple sacrilège : être une femme stratège, une femme de guerre et une femme de Dieu. Dérangeante, subversive, folle de colère, douce à pleurer... » Ses détracteurs ironisent : la différence entre Jeanne d’Arc et Ségolène Royal ? La première entendait des voix, l’autre les cherche...

Livres de chevet : Les Contemplations, de Victor Hugo ; L’OEuvre au noir, de Marguerite Yourcenar. 
 

Mitterrand : On lui attribue ce mot : « C’est l’homme que j’ai le plus aimé au monde. » Elle le défend bec et ongles, même quand il est sévèrement critiqué pour ses liens avec René Bousquet. « Chaque époque à ses zones d’ombre », expose-t-elle. Une rumeur a même fait un temps de Ségolène la propre fille de Mitterrand. C’est Jacques Attali qui avait repéré cette jolie plante de 27 ans, à la fois timide et culottée, et l’a fait entrer dans le cercle des conseillers de l’Elysée. Après avoir travaillé sur le sommet du G7 à Versailles en 1982, elle conseille l’Elysée sur les questions de la jeunesse et des sports, puis de 1984 à 1988, sur les affaires sociales et l’environnement. Ses notes sont précises, fiables, efficaces.  

Mouvement : On continue ? « Non, on accélère ! » Ségolène est une candidate qui avance en marchant, sans planifier. Avec un dynamisme hors du commun. Il faut « le mouv », répète-t-elle. 
Le ségolisme est une mécanique redoutablement simple fondée sur l’action-réaction. Beaucoup d’écoute et peu de négociation. Un rythme de marathonien. A l’instar de son rival, Ségolène Royal est portée par un mouvement intérieur. Quitte à faire des gaffes, parfois, ou à céder à la précipitation. Mais c’est une force qui va. A la Victor Hugo, qu’elle adore...

 

Nucléaire : il lui porte la poisse. Il y a la première gaffe, monumentale, sur le nombre de porte-avions nucléaires français. Puis sa volonté de réduire la part du nucléaire français de 78 à 50 % de la consommation, ce qui supposerait de multiplier par 70 le nombre d’éoliennes. Puis sa déclaration, contraire au traité de non-prolifération, qui voudrait que l’Iran ne puisse se doter du nucléaire civil. Au pied du mur, la candidate contre-attaque par une énigmatique formule : «L’incompétence internationale se transforme en compétence internationale. » Enfin, face à François Bayrou, elle parle de cinquante ans de réserve d’uranium alors que les experts les évaluent à plus de deux cent ciquante ans.  

Patronyme : selon les experts, « Royal » peut venir de « roie » (le sillon de la terre), de «roial» (une petite monnaie) ou de « royal » comme sobriquet donné à un homme se donnant un air royal...

Père : selon certains biographes, tout l’itinéraire de Ségolène peut être compris à travers ses relations, tumultueuses, avec un père autoritaire et macho. Après une carrière dans la coloniale, Jacques Royal prend sa retraite de l’armée avec le grade de lieutenant-colonel. Il s’installe en 1964, à 44 ans, dans la maison familiale de Chamagne (Vosges). Reconverti comme voyageur de commerce, ce catholique intransigeant destine ses filles au mariage, ses garçons à la carrière militaire, et décide de tout jusqu’à choisir lui-même les jupes de ses gamines. Pour échapper à ce milieu étouffant, tout en chants grégoriens, interdictions diverses et messes dominicales, la petite Ségolène se rabat sur les études, élève hors pair au collège de Charmes comme au lycée privé Notre-Dame à Epinal. « C’est la plus douée de mes enfants », dira d’ailleurs Jacques Royal. Mais quand Hélène – son épouse qui ne craignait pas de promener en laisse sa chèvre dans le village – quitte le domicile conjugal, l’ancien militaire ne veut pas verser la moindre pension. Ségolène l’assigne en justice en 1978 avec sa mère pour refus de financer les études de ses enfants. L’homme sera finalement condamné au terme d’une interminable procédure. Il meurt d’un cancer 
en 1981, seul dans sa grande maison de Chamagne, sans s’être jamais réconcilié avec sa fille Ségolène, au caractère trempé dans le même acier que le sien.

Politiquement correct : sur l’encadrement militaire pour  les jeunes délinquants, la révision de la carte scolaire, l’identité  nationale ou le blairisme, Ségolène Royal se montre absolument  réfractaire à toute forme de tabou. Jospin n’en est  pas revenu : « Elle mène son combat contre le parti, l’establishment,  la politique... » « Quand elle s’engage, elle va jusqu’au  bout », confirme François Hollande. 
 

Pornographie : « Je n’ai jamais été autant emm… par un ministre de la Famille que par Ségolène Royal », raconte en privé  l’ancien patron de Canal+, Pierre Lescure. Même le patron de  France Télévisions fut le destinataire d’une lettre outragée en  raison du sexisme de Un gars, une fille. Elle s’indigne des  affiches de femmes nues, a déposé une loi contre l’utilisation  dégradante du corps féminin dans les publicités, s’indigne  des strings qui sortent des pantalons. Mais quand on l’accuse  d’être réactionnaire, elle répond que c’est elle qui a généralisé  la pilule du lendemain dans les lycées...  
 

Signe astrologique : Vierge ascendant Verseau.

Zapatera du Poitou : c’est le petit nom (inspiré du leader de la gauche espagnole, José Luis Zapatero) que certains admirateurs donnent à Ségolène Royal depuis sa victoire inattendue en Poitou-Charentes. Ses opposants l’ont détourné en Zapaterreur. Choisissez votre camp.
Par Arnaud - Publié dans : Vie politique
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Samedi 5 mai 2007

 Nicolas de A à Z

 
 

Alattyan : c'est en principe dans cette ville hongroise de 2 000 habitants aujourd'hui que débute la saga Sarkozy. Pal Sarkozy de Nagy-Bocsa, père du candidat, raconte que la famille y possédait un château et des milliers d'hectares. De cela, il ne reste rien. En réalité, le berceau de la famille est à Szolnok, située à une quarantaine de kilomètres et où se trouve toujours le caveau de famille. N'empêche, les Sarkozy sont bien les descendants de Mihaly Sarközy, qui s'est illustré dans la lutte contre les Turcs et en a été remercié par le titre de «noble authentique» décerné par le roi Ferdinand II de Hongrie.

 

Abonné : à la revue Esprit.

Avocat : passe son Capa (certificat d'aptitude à la profession d'avocat). Admissible à l'écrit, il se prépare aux épreuves orales devant un jury composé d'un magistrat, d'un avocat et d'un professeur de droit. Il obtient 16 de moyenne et la mention très bien. Il appelle sa mère pour lui dire : «Allô maman ? Tiens-toi bien, je suis avocat comme toi.» Il prête serment en septembre 1981 et entre au cabinet de maître Guy Danet.
 

Bête d'audience : ses deux émissions «100 minutes pour convaincre» font respectivement 5,8 et 6 millions de téléspectateurs. «Il existe plus que les autres ministres, et c'est un grand communicant», dit de lui Olivier Mazerolle. «Il est bon en télé parce qu'il dégage toujours cette impression de franchise», analyse Anita Hausser, chef du service politique de LCI.
Blason familial (hongrois) : un loup dressé sur ses pattes arrière, sabre au poing et gueule ouverte. En hongrois, Sarkozy se dit Charkeusy. Charkeu : marais ou endroit proche d'un fleuve. L'Y étant signe de noblesse dans les noms très anciens. Autrement dit : Nicolas du Marais.
Chanteurs : grand fan de la chanson française, Nicolas Sarkozy connaît tout du répertoire de Brassens, Brel, Barbara. Pour retrouver son équilibre, il écoute sur un iPod offert par sa belle-fille la musique qu'elle y a téléchargée. Ses chanteurs préférés : Johnny Hallyday, Mariah Carey, Chimène Badi, Elton John, Calogero, Aznavour. Quand il est fatigué (ça lui arrive parfois), il se ressource avec Mon pays, du chanteur Faudel. 

Charles Pasqua : un des hommes qui le connaît le mieux. L'ancien patron des Hauts-de-Seine et ancien ministre de l'Intérieur a eu du mal à se remettre de s'être fait souffler la mairie de Neuilly par «le petit jeune». 

Chirac : il faudrait dire les Chirac. Le père et la fille. De Claude, Nicolas dit : «Elle a toujours voulu que je travaille avec son père. Elle était mignonne, intelligente, nous avons beaucoup ri ensemble, mais elle n'est pour rien dans ma carrière.»

Avec le président de la République, les relations sont plus complexes, comme le dit François Fillon : «C'est un noeud où se mêlent complicité et incompréhension, admiration et exaspé-ration. Les deux hommes sont très différents. Autant Jacques Chirac est énigmatique et secret, autant Nicolas Sarkozy est direct et, somme toute, prévisible. Sarkozy attend de Chirac une reconnaissance qui tardera à venir. Il s'en est "libéré" aujourd'hui.» 

Couple : le couple et la famille sont deux éléments importants de sa vie d'homme. Sa relation fusionnelle avec Cécilia connaîtra des moments difficiles. A ceux qui veulent comprendre l'épreuve qu'il traverse, le ministre expliquera sobrement au journal de France 3, visiblement ému : «(...) La vérité est simple, dit-il, comme des milliers de familles, la mienne a connu des difficultés. Ces difficultés, nous sommes en train de les surmonter. Est-ce que je dois en dire plus ? Je ne le pense pas.» Cécilia revenue des Etats-Unis, il conclura : «Tout est complexe dans la vie d'un homme et d'une femme, mais quand tout est public, alors les petits événements de la vie quotidienne deviennent des monuments.» Marié depuis le 23 octobre 1996, et malgré les épreuves, Sarkozy dit de sa femme : «Vingt ans après notre première rencontre, prononcer son nom m'émeut encore.» 

Collection : stylos. Il les adore et les utilise à tour de rôle pour écrire ses livres et ses discours.

Courage : le 13 mai 1993, un homme cagoulé, de noir vêtu et portant un sac bourré d'explosifs pénètre dans une école maternelle de Neuilly où il prend une classe en otage. Il demande 100 millions de francs en contrepartie de la libération des enfants et de leur maîtresse. Prévenu, le maire de Neuilly s'avance seul, sans arme, vers la classe, obsédé par l'idée de sauver tous les enfants. «J'avais le dos trempé, j'entendais la sueur couler dans mon dos, c'était la peur. La peur de mal faire.» Plusieurs enfants seront libérés par Sarkozy. Tous les autres seront sauvés après une intervention du Raid.

Couturé : «Je suis couturé de partout. J'ai été isolé, abandonné, sifflé. Mais je n'éprouve ni ressentiment ni rancune. Quand on veut aller loin, il ne faut pas tenir compte des aléas.»

Date : le 29 avril 1983 est une date fétiche. Ce jour-là, Sarkozy devient maire de Neuilly après la mort brutale d'Achille Peretti, qui entamait son sixième mandat à 72 ans. Lui n'en a que 28. Il souffle cette mairie à Charles Pasqua, tout-puissant patron des Hauts-de-Seine. A l'annonce de sa victoire, on lui prête ce mot : «Je les ai tous niqués.»

Enfance : «Je ne l'ai pas aimée, car je ne me sentais pas libre.» Nicolas Sarkozy est un écorché vif, et souffre affectivement et socialement, au dire de ses proches, de la séparation de ses parents. «J'ai toujours voulu être libre car j'ai très vite découvert que la liberté allait avec l'âge adulte. Je ne vis donc pas dans la nostalgie de l'enfance.» 

Ennemis : «Aucun, dit-il. Je n'ai que des adversaires.» 

Epitaphe : à un journaliste qui lui demande ce qu'il voudrait comme épitaphe, le candidat Sarkozy répondra comme pour rappeler ses nombreux combats : «Cela valait la peine.» 

Femmes politiques : «J'ai trop de respect pour les femmes pour dire qu'on ne peut pas parler aux femmes politiques comme aux hommes politiques.» Dans son gouvernement, s'il est élu, Nicolas Sarkozy fera un gouvernement ou hommes et femmes seront à parité. 

Guignols : «Quand ils me font sauter d'un pont sans élastique, dernière épreuve que l'on impose pour être Premier ministre, je trouve ça très drôle. Quand on me compare à Pinochet, je trouve que la caricature va un peu loin.» 

Jogging : deux fois par semaine, si son emploi du temps lui en laisse le loisir, qu'il soit à Paris ou en province. C'est ce qui lui permet de brûler son trop-plein d'énergie, et les petits fours en trop, son péché mignon.

Le livre : Voyage au bout de la nuit, de Céline. Il est allé au théâtre sept fois écouter Fabrice Luchini lisant l'ouvrage. 

Madeleine de Proust : Pontaillac, près de Royan. C'est là qu'enfant, il passe ses vacances en famille où sa mère louait le deuxième étage d'une grande villa en bord de mer. «Quand j'y retourne, dit-il, je sens les odeurs et retrouve tout ce que j'ai aimé.» 

Méditerranée : si le candidat Sarkozy passe, ce dossier-là sera l'objet de toutes les attentions. «Sur la Méditerranée, on jouera tout : la guerre, la paix, le désastre écologique ou l'exemplarité écologique, la gestion de l'immigration, la gestion de l'insécurité. Nous sommes tous des enfants de la Méditerranée. En tournant le dos à la Méditerranée, la France a cru tourner le dos à son passé, mais elle a tourné le dos à son avenir. C'est dans la Méditerranée que se jouera soit l'apaisement entre l'Orient et l'Occident, soit l'affrontement.» 

Modèle américain : à la gauche qui lui reproche d'être excessivement pro-américain, Nicolas Sarkozy répond du tac au tac : «Si je n'avais d'yeux que pour le modèle américain, je vivrais aux Etats-Unis.» 

Naissance : le 28 janvier 1955. Nicolas Sarkozy est le deuxième de trois frères. Guillaume, l'aîné, né le 18 juin 1951 et aujourd'hui chef d'entreprise. Le troisième, François, médecin, est né le 6 juin 1959.

Nerfs : certains de ses adversaires l'accusent de ne pas maîtriser ses nerfs. Nicolas Sarkozy leur répond invariablement : «Franchement, s'ils n'ont que ça comme argument contre moi, il est facilement surmontable. J'ai été quatre ans ministre de l'Intérieur, j'ai géré de nombreuses crises de la France sans qu'il y ait la moindre bavure. J'ai été ministre des Finances, il n'y a pas eu un problème. Je pense aujourd'hui que les candidats insecure comme disent les Anglais, sont ceux qui n'ont pas mon expérience ou qui ont un projet flou. Pour le reste, il faut bien qu'ils trouvent quelque chose.» 

Paracétamol : Nicolas Sarkozy souffre de violentes migraines. Mais un ministre a-t-il le droit de souffrir de migraines ? Son absence d'un Conseil des ministres en 2005 mobilise l'attention des journalistes politiques au point que Bernard Accoyer, président de l'UMP, est obligé de lancer un appel à la raison : «Que l'on soit ou non une personne élue, ou un membre du gouvernement, on a aussi le droit, de temps en temps, d'avoir une migraine.» 

Père : «A part d'un père, je ne manque de rien», avouera un jour Nicolas Sarkozy. Lorsque Pal Sarkozy, son père, quitte Andrée, sa mère, sans l'aider ni moralement ni financièrement, il continue à voir quand même ses enfants.

Il les invitait régulièrement à déjeuner à la pizzeria Wagram, près de son bureau. Et il s'intéressait à leurs résultats scolaires. Il leur accordait une attention qui variait en fonction des réussites de l'un ou de l'autre. Nicolas, pas très travailleur, aux résultats très moyens, se fait régulièrement admonester. Alors il se renferme et boude. Mais, paradoxe, Nicolas est celui des trois frères qui ressemble le plus au père. Rapidement, Nicolas ne cachera plus une hostilité violente à l'égard de son père. Il le traitait de salaud, annonçait à qui voulait l'entendre qu'il lui intenterait un procès. Quand son père le revoit après une très longue absence, il lui offre une montre Cartier en acier. Pal sera resté absent longtemps, ne redonnant signe de vie qu'aux premiers succès de son deuxième fils.

Porte-bonheur : un trèfle à quatre feuilles offert par des amis en 2006 et qu'il garde sur son bureau.

Programmes télé : «Je n'aime pas les émissions où l'animateur ridiculise les candidats et une certaine téléréalité quand elle s'appelle "Nice people" ou "L'Ile de la tentation", qui exploite les sentiments les plus bas de la nature humaine. Je regarde la "Star Ac'", ne manque pas une étape du Tour de France.» Quant au football : «J'enregistre les matchs du PSG quand je ne peux les voir en direct en demandant que l'on ne me communique pas les résultats.» 

Racines : sa mère. «Une maîtresse femme», dit-il à ses amis. Elle divorcera d'avec son père Pal dans les années 60 pour retourner vivre chez son propre père, le docteur Benedict Mallah, immigré juif de Salonique (Grèce), qui a beaucoup compté dans la jeunesse de Nicolas. «Ma mère a été déclassée par son divorce et je détestais les regards de condescendance que l'on posait sur elle», explique-t-il. Il entretient une relation passionnelle avec celle que la famille surnomme Dadu. Mère et fils s'appellent tous les jours, ou parfois ne se parlent plus pendant trois semaines. 

Radios favorites : lorsqu'il n'écoute pas les informations, il se distrait avec des radios musicales : Chérie FM, RFM, Nostalgie, Chante France. 

Shoah/Israël : «La Shoah est une tache sur le XXe siècle. Israël est le produit de la Shoah. Toutes les démocraties sont comptables de la sécurité d'Israël.» S'il est élu, Nicolas Sarkozy donnera une nouvelle intensité aux échanges avec Jérusalem. 

Signe : Verseau ascendant Vierge. A l'inverse de Ségolène Royal, Vierge ascendant Verseau. 

Slow : Retiens la nuit (Johnny Hallyday).

Transpiration : c'est sa façon à lui de se régénérer. Quand il parle une heure, il change de chemise. Quand il en parle deux, il change de costume. Il est alors comme neuf, «rincé» de l'intérieur.

Victoire : en cas de victoire, Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il lancerait ses réformes dès le mois de juin.
Par Arnaud - Publié dans : Vie politique
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Samedi 5 mai 2007

Royal tire ses dernières flèches contre Sarkozy

 

En berne dans les sondages, la candidate socialiste a durci ses attaques contre son adversaire.

 

 
C’est en Bretagne que Ségolène Royal a brûlé ses dernières cartouches. La candidate socialiste a clos sa campagne présidentielle en qualifiant Nicolas Sarkozy de « danger pour l'unité de la République ». Elle a d’ailleurs désigné d’autres cibles, parmi lesquelles les « sondages relayés par les médias amis du pouvoir ». Une attaque relayée par Julien Dray et Mazarine Pingeot.
 
« Mon combat est au corps à corps avec vous, à votre contact », a ajouté la candidate. Une offensive menée avec un sourire qui contrastait avec la mine sombre de son état-major. « Cela va être très difficile », a confié son directeur de campagne, Jean-Louis Bianco.
 
« Rien n’est gagné »
 
A l’autre bout de la France, Nicolas Sarkozy, plus que jamais favori des sondages à deux jours du scrutin, a souhaité afficher sa « sérénité ». Sur le plateau de Glières, en Haute-Savoie. Costume sombre, visage grave, il rejoint seul et à pied, par un chemin de gravier, le monument érigé à la mémoire de Tom Morel, chef du "bataillon des Glières". Avec le fils de celui-ci, il y dépose une gerbe et se recueille quelques instants. « Dans cette montagne, on a résisté à mains nues contre l'envahisseur et contre des Français qui avaient trahi l'idée de la France, qui étaient devenus des ennemis de la France », a déclaré Nicolas Sarkozy.
 
Quant à son adversaire, il a estimé qu’elle « termine un peu dans la violence, dans une certaine forme de fébrilité », et appelle au « respect et à l'apaisement ». Malgré les sondages, Nicolas Sarkozy s’est voulu prudent, au terme d'une campagne qu'il juge « harassante ». « Il faut attendre sereinement dimanche, d'ici là rien n'est gagné ».
Par Arnaud - Publié dans : Vie politique
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Samedi 5 mai 2007

Un million de Français déjà aux urnes

 

Les Français de l’étranger et de certains territoires d’Outre-mer ont commencé à voter samedi.

 
Saint-Pierre-et-Miquelon a ouvert le bal. 4.900 électeurs de l’archipel, situé face aux côtes canadiennes, ont commencé à voter samedi, sous un ciel nuageux et par une température à peine au-dessus de zéro.
 
Un million d’électeurs d’Outre-mer ou de l’étranger vont eux aussi accomplir leur devoir électoral ce week-end. Le continent américain recueillera les premiers suffrages. En Uruguay, en Argentine ou au Brésil, les Français ont commencé à voter. Au total, 175.000 personnes, dont 74.000 aux Etats-Unis et 46.000 au Canada, sont concernées pour ce continent.
 
Au Brésil, quelque 10.889 Français votent dans huit centres. Le taux de participation avait atteint 29% au premier tour le 21 avril, alors qu'il est habituellement plus faible. En Uruguay, ils sont moins de 2.000 inscrits dont près de 40% avaient voté au premier tour. En Guadeloupe, en Guyane et en Martinique aussi, les Français ont commencé à voter.
 
Au total, 820.000 Français sont inscrits sur les listes électorales à l'étranger (contre 385.000 lors de la présidentielle précédente de 2002), auxquels s'ajoutent 120.000 personnes qui préfèrent revenir en France pour accomplir leur devoir électoral, selon le Quai d'Orsay.
 
Au premier tour, le vote des Français de l’étranger avait été massif. Reste à savoir si le second tour confirmera cette tendance.
Par Arnaud - Publié dans : Vie politique
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Jeudi 26 avril 2007

La gauche de la gauche maintient sa consigne de vote

Tout en critiquant l'ouverture au centre de Royal, le PC, les Verts et les trotskistes, estiment que l'important est de « faire barrage à Sarkozy ».

 
LA PROPOSITION de la candidate socialiste de faire entrer, si elle est élue le 6 mai, des ministres UDF dans le gouvernement est-elle de nature à décourager les électeurs de la gauche radicale de voter pour elle ? Porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Alain Krivine est formel : « C'est une très mauvaise idée » qui « risque de démobiliser une partie de la gauche », a-t-il déclaré hier sur RTL.
 
Pour autant, l'ancien leader de Mai 68 a confirmé la position de son parti. « On a très clairement dit que le second tour devient un référendum pour ou contre Sarkozy. On vote contre Sarkozy et le seul moyen, c'est un bulletin Ségolène », a-t-il dit. La LCR reste donc sur ses positions : dès l'annonce des résultats du premier tour, Olivier Besancenot avait lancé un appel implicite à voter Ségolène Royal, en incitant ses électeurs (4,08 % des voix) à « battre la droite ».
 
Sans état d'âme
 
De leur côté, les trotskistes de Lutte ouvrière (LO) se déclarent « pas surpris » par la proposition de Ségolène Royal. Mais, comme à la LCR, on indiquait hier en rester à l'appel à voter Royal, lancé dimanche par Arlette Laguiller, « pour faire barrage à Sarkozy ». En 2002, Laguiller n'avait pas appelé à voter Jacques Chirac, estimant que Jean-Marie Le Pen n'avait aucune chance de remporter le second tour. Cette fois, après sa sortie ratée (1,33 % des voix), la porte-parole historique de LO ne voudrait pas, en cas de score serré entre Royal et Sarkozy, être accusée d'avoir contribué à une éventuelle défaite de la candidate socialiste.
 
La direction du PCF a de son côté critiqué la proposition de Ségolène Royal, estimant qu'elle ne permettra pas de « battre » Sarkozy au second tour. Mais comme la LCR et LO, les communistes maintiennent leur consigne de vote en faveur de Royal « pour battre Sarkozy ». Le PCF, pour mobiliser ses électeurs, n'exclut pas de participer à un meeting avec des cadres PS et Verts, qui pourrait être organisé la semaine prochaine à Paris au gymnase Japy. La LCR a, de son côté, refusé d'y participer.
 
Enfin, l'ouverture vers les centristes n'a pas fait ciller les Verts, qui tenaient hier un conseil national extraordinaire à Paris. « On n'est pas là pour cautionner son programme mais pour voter sans état d'âme contre Sarkozy », estime Jean-Vincent Placé, président du groupe au conseil régional d'Ile-de-France. Noël Mamère déclare également ne pas avoir d'état d'âme : « Il y a le feu à la maison face à la coalition Sarko-Le Pen. On ne se pose donc pas de questions. Si on nous invite à des meetings, il faut y aller... »
Par Arnaud - Publié dans : Vie politique
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Jeudi 26 avril 2007

Nicolas Sarkozy dessine les contours de sa future majorité

Le candidat de l’UMP veut ouvrir sa majorité au centre et à la gauche. Et pose ses conditions aux parlementaires de l’UDF qui le rallieraient avant le second tour.

 
«Dans la majorité présidentielle, il y aura un pôle UMP et une place pour un autre issu du centre». Dans une interview au Monde, Nicolas précise mercredi les contours d’une majorité présidentielle. Il veut permettre à cette sensibilité centriste «de porter avec l’identité qui est la sienne les valeurs auxquelles il tient» : Europe, «ouverture sociale» et «république exemplaire».
 
A ces «deux pôles», Nicolas Sarkozy en ajoute même un troisième, ouvert à la gauche. «Je ne demanderai pas» aux députés intéressés de «renier leur engagement», explique-t-il, mais de se reconnaître «dans la nécessité de faire bouger la France sur un contrat de gouvernement de cinq ans». Quant à la taille de ces pôles, Nicolas Sarkozy est prêt à «en parler», mais «au lendemain de l’élection présidentielle».
 
Un «statut de l’opposition»
 
Tout en se défendant de vouloir entrer dans la «négociation partisane», le candidat pose ses conditions aux parlementaires centristes : «tout élu UDF qui soutiendra ma candidature avant le 6 mai, sera dans la majorité présidentielle et recevra l’investiture de cette majorité» lors des législatives. Un appel qui concerne aussi «ceux qui viendront de la gauche». Et qui sert d’avertissement à François Bayrou, dont les députés risquent de payer le choix d’indépendance.
 
Opposé à l’introduction d’une dose de proportionnelle pour les législatives comme l’avait proposé son bras droit Brice Hortefeux, Nicolas Sarkozy se dit en revanche prêt à le faire «en ce qui concerne le Sénat». Il n’hésite pas à reprendre les propositions de Ségolène Royal sur un «statut de l’opposition» parlementaire, à qui pourrait revenir la présidence de la commission des Finances
Par Arnaud - Publié dans : Vie politique
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Jeudi 26 avril 2007

Villiers appelle à voter Sarkozy et "barrer la route à la gauche"

L'élu vendéen, qui a obtenu 2,23 % des voix au premier tour, invite «à faire le choix de la droite ».

 
APRÈS TROIS JOURS de tensions avec ses lieutenants en Vendée, de controverses au sein de son parti et de négociations avec l'entourage du candidat UMP, Philippe de Villiers - qui a obtenu 2,23 % des suffrages dimanche - a appelé hier soir à voter pour Nicolas Sarkozy. Le président du Mouvement pour la France a « invité les Français à faire le choix de la droite et de Nicolas Sarkozy pour barrer la route à la gauche ». Et l'élu Vendéen d'ajouter: « Je ne ferai pas la politique du pire. Je ne veux pas que la gauche gouverne une fois de plus pendant cinq ans ».
 
Philippe de Villiers s'était d'abord refusé à lancer cet appel dimanche soir. Sonné par le score spectaculaire de Nicolas Sarkozy et son propre échec, l'élu souverainiste s'était alors borné à déclarer qu'il « n'était pas propriétaire de ses voix. Les Français sont libres ». Mais de nombreux proches du créateur du Puy-du-Fou ont été frappés par le résultat très médiocre de leur champion dans son propre département : Philippe de Villiers n'a recueilli que 11,28 % des voix en Vendée, alors qu'il y avait obtenu 22 % des suffrages lors de l'élection présidentielle de 1995.
 
Cette fois-ci, le président du MPF arrive loin derrière Sarkozy (29,72 %), Royal (21,68 %) et même Bayrou (20,77 %). Le député européen a beau assurer que « les scrutins locaux et nationaux obéissent à deux logiques différentes », le revers est rude dans son propre fief.
 
Les barons de Philippe de Villiers, qui préside le conseil général, l'ont donc mis en demeure d'appeler à voter pour Sarkozy. « Nous ne pouvons pas nous permettre de couper les ponts avec l'UMP, résume un élu villiériste. En outre, nos électeurs sont viscéralement de droite. Ils ne nous pardonneraient pas de ne pas faire barrage à la gauche. »
 
Dès mardi, Philippe Darniche, sénateur MPF de Vendée, a mis la pression sur Philippe de Villiers. « Nous appellerons nos électeurs à voter pour leur famille politique, c'est-à-dire la droite », a-t-il déclaré. Le même jour, Jérôme Rivière, député UMP des Alpes-Maritimes rallié à Philippe de Villiers, a lui aussi appelé à voter pour Nicolas Sarkozy. Étant leur chef, Philippe de Villiers s'est donc résigné à les suivre. Le président du MPF aura gardé le silence pendant encore vingt-quatre heures, le temps de négocier un modus vivendi en Vendée avec le parti de Nicolas Sarkozy.
 
Tempérament de joueur
 
Ainsi s'achève cette nouvelle aventure présidentielle de Philippe de Villiers. Victime de son tempérament de joueur, l'intéressé avait tout misé sur l'hypothèse de l'absence de Jean-Marie Le Pen à l'élection présidentielle. Évoquant tour à tour l'âge et l'état de santé du président du FN, puis l'obstacle des 500 parrainages, il s'est refusé jusqu'au bout à envisager que le tribun de la « droite nationale » puisse une fois encore briguer l'Élysée.
 
Dès lors, pendant près de deux ans, le Vendéen a cherché en vain à conquérir l'électorat populaire du FN. Il a obtenu pour seul résultat de perdre une partie de son électorat catholique « loden vert et sortie de messe », qui ne s'est plus reconnu dans son nouveau discours.
 
Conséquence secondaire de la défaite : Guillaume Peltier, secrétaire général du MPF et directeur de campagne, est vivement contesté. Plusieurs élus lui reprochent son inexpérience - il a 30 ans et aucun mandat électif - et sa stratégie personnelle trop ouvertement affichée. Ses détracteurs lui prêtent la volonté d'obtenir l'investiture UMP dans une circonscription d'Indre-et-Loire pour les législatives de juin. Guillaume Peltier dément ces accusations et ajoute qu'« il ne fait pas de politique politicienne».
 
Quoi qu'il en soit, Philippe de Villiers - qui avait ressenti comme une humiliation son score de 4,7 % en 1995 - obtient cette fois-ci un résultat bien inférieur, victime de la stratégie de Nicolas Sarkozy, qui a repris à son compte de façon édulcorée une partie de ses idées.
Par Arnaud - Publié dans : Vie politique
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Jeudi 26 avril 2007

Sarkozy s'ouvre à l'UDF

Le candidat UMP, qui était hier soir sur TF1, n'entend pas débattre avec le président de l'UDF.

 
C'EST chez lui, en préparant « Face à la Une », que Nicolas Sarkozy a entendu François Bayrou lui proposer un débat. Ses collaborateurs restés rue d'Enghien ont immédiatement transmis sa réponse : « Ce sera non. Le premier tour est passé, et François Bayrou a été éliminé, même s'il ne semble pas s'en être aperçu. Nicolas Sarkozy débattra avec son adversaire du second tour. » Les proches du candidat UMP traitent avec la même indifférence la menace de mesures de rétorsions, aux législatives, contre les sortants UDF ralliés à la « majorité présidentielle » sarkozyste.
 
Dans une interview publiée par Le Monde daté d'aujourd'hui, le candidat prend d'ailleurs soin de ne pas insulter l'avenir. Il envisage toutes les hypothèses, y compris celle d'un accord de répartition des circonscriptions avec François Bayrou sur la base des 18,55 %. « On peut très bien en parler », assure-t-il, tout en précisant : « C'est une discussion qu'auront les partis politiques au lendemain de l'élection présidentielle. » Jusque-là, il s'en tiendra à une promesse : « Tout élu de l'UDF qui soutiendra ma candidature avant le 6 mai sera dans la majorité présidentielle et recevra l'investiture de cette majorité. »
 
«Un statut de l'opposition »
 
Et l'accord ne sera pas assorti de conditions supplémentaires, comme par exemple le vote systématique de la confiance au gouvernement ? Nicolas Sarkozy se garde bien d'évoquer la question. Rappelant n'avoir « jamais cru à un parti unique de la droite et du centre », il assure qu'« à côté du pôle UMP », « le pôle issu du centre pourra porter avec l'identité qui est la sienne les valeurs auxquelles il tient, celles de l'Europe, de l'ouverture sociale, d'une République exemplaire ». « Un troisième s'ajoutera aux deux premiers, précise-t-il. Un pôle de gauche, auquel je ne demanderai pas de renier son engagement, mais qui se reconnaîtra dans la nécessité de faire bouger la France sur un contrat de gouvernement de cinq ans. » Sans promettre explicitement des ministères à ses futurs alliés, pour ne pas tomber dans les « combinazione » qu'il a encore reprochées hier à Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy affirme : « J'irai assez loin dans l'ouverture politique et le renouvellement. » Son calendrier lui permet une certaine souplesse. Après une passation de pouvoirs qu'il « n'imagine pas » avant le 16 mai, veille de l'expiration du mandat de Jacques Chirac, il nommera d'abord ses « quinze ministres, qui seront évalués chaque année au regard de la lettre de mission qu'ils auront reçue ». Le choix des secrétaires d'État, dont il ne précise pas le nombre, « interviendra après les législatives ».
 
Au chapitre de l'« ouverture », le candidat s'engage aussi à créer un « statut de l'opposition », et annonce qu'il ne serait « pas choqué que la présidence de la commission des finances de l'Assemblée nationale soit confiée à un élu de l'opposition ». En revanche, il confirme son opposition à l'introduction d'une dose de proportionnelle dans le scrutin législatif, en expliquant que « si un jour il devait y avoir une ouverture à l'Assemblée nationale, cela ne pourrait se faire que par la suppression d'un certain nombre de sièges de députés élus dans les circonscriptions ».
 
Contrairement à Royal, qui a proposé d'amender son « pacte présidentiel » pour le rendre centro-compatible, Nicolas Sarkozy considère que son projet n'est pas négociable. Persuadé qu'« un nouveau référendum tuerait l'Europe », il veut faire adopter un minitraité qui soit opérationnel fin 2007. Il a renouvelé sa promesse de faire voter « dès l'été » une loi sur le service minimum si un accord n'intervient pas d'ici là. Sa position sur la lutte contre la délinquance n'a pas changé non plus. Comme il le dit lui-même : « C'est à Bayrou de choisir ! »
Par Arnaud - Publié dans : Vie politique
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Jeudi 26 avril 2007

Rencontre chaleureuse entre François Bayrou et Ségolène Royal

L’échange sera retransmis sur i-Télé, Canal+ et France Inter, a annoncé jeudi Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne de la candidate socialiste.

 
Après le refus du syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), la candidate socialiste et son homologue de l’UDF ont finalement trouvé un terrain d’entente en organisant un débat samedi à 11h. Il sera retransmis sur i-Télé, Canal+ et France Inter, a annoncé jeudi Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne de la candidate socialiste.
 
Une semaine de tractations
 
Petit retour en arrière. Royal, qui multiplie les appels au centre, a proposé dès lundi à François Bayrou de débattre avec elle. Restait à connaître la date et le lieu. La candidate a fait mercredi une «proposition très précise» : que ce «débat transparent» ait lieu devant la presse régionale, qui l’a invitée vendredi matin.
 
Le même jour, Bayrou accepte. Mais il pose une nouvelle exigence : la présence d’une caméra et la diffusion du débat. Côté PS, on ne souhaite pas donner trop d’importance à l’évènement. «On ne va pas y passer la semaine. Le but, c'est simplement d'éclairer d'une manière ou d'une autre les hommes et les femmes de ce pays», minimise Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne de la candidate socialiste, jeudi matin au micro de RMC.
 
Vendredi, le syndicat de la presse quotidienne régionale avait refusé un débat entre François Bayrou et Ségolène Royal. La candidate socialiste avait dénoncé évoqué «quelques pressions» sur le SPQR et assuré qu'elle trouverait «d'autres solutions».
Par Arnaud - Publié dans : Vie politique
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